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L’Union pour la Méditerranée promeut 400 millions d’euros pour la ville de Rabat pour accompagner la 3ème phase du projet d’aménagement de la vallée de Bouregreg

L’Union pour la Méditerranée promeut 400 millions d’euros pour la ville de Rabat pour accompagner la 3ème phase du projet d’aménagement de la vallée de Bouregreg

Dans le cadre de son programme intitulé « l’Initiative pour le financement de projets urbains (UPFI) », l’Union pour la Méditerranée (UpM) promeut un financement de 394 millions d’euro pour le projet d’Aménagement de la vallée de Bouregreg.

Cette initiative arrive à point nommé pour une nouvelle relance du projet d’aménagement de la vallée de Bouregreg, compte tenu du désistement du tour de table de l’investisseur de départ en l’occurrence le groupe émirati Sama Dubai.

Chantier structurant de l’aire métropolitaine de Rabat-Salé, le projet de Bouregreg se veut un exemple d’une nouvelle génération de projets urbains initiés par les pouvoirs publics durant ce troisième millénaire, aussi bien au niveau du portage politique, de l’approche de gouvernance, que de l’échelle d’intervention,.

Retenu parmi 12 projets sur 27 introduits, auprès d’une commission chargée de sélectionner les projets urbains, qui répondent aux pré requis et objectifs de création de l’UpM à savoir la promotion du développement durable dans la région méditerranéenne, le projet présenté par l’AAVB représente une consécration de la 3ème phase du plan d’aménagement de la vallée de Bouregreg résolument tournée vers la mixité fonctionnelle, la protection des milieux de vie, la réhabilitation du site de Chellah, la réalisation des liens de connexions entre les deux rives, et la préservation des cultures.

Après cette première phase de sélection, trois projets ont d’ores et déjà été labélisés par l’UpM dont celui de l’Aménagement de la Valée de Bouregerg, pour un accompagnement sur les plans du soutien technique et l’accès au financement.

Aussi, convient-il de souligner, que l’UpM s’appuie dans le cadre de cette Initiative de financement de projets urbains méditerranéens, sur le soutien des bailleurs de fonds européens dont la Banque Européenne d’Investissement (BEI), l’Agence Française de Développement (AFD) et la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD).

La réussite de cette expérience de Rabat offre des opportunités de taille pour les autres grands projets urbains initiés par les pouvoirs publics au niveau des métropoles régionales, et ouvre par voie de conséquence encore une fois, une nouvelle ère dans l’accompagnement financier de ces projets par des bailleurs de fonds internationaux, et ce dans un cadre de partenariat gagnant-gagnant.

On ne peut répéter qu’avec la nouvelle mouture de la régionalisation, les futurs élus issus des élections du 04 septembre 2015 ont intérêt à faire de nos régions et villes des milieux de vie inclusifs, durables et viables respectivement sur les plans social, spatial et économique.

Si certains partis politiques ont une tradition managerielle dans la gestion des villes, et offrent à l’électorat des plateformes électorales politiques avec des engagements réalistes et qui puisent leurs fondements d’un diagnostic territorial qui fait état des inégalités régionales en termes de structures d’accueil (santé, enseignement, culture et sport) et d’infrastructure de base (routes, assainissement, eau potable,...) et qui sont largement corroborées par des indicateurs de développement humain fragiles. En revanche, d’autres partis politiques excellent dans les slogans et les promesses pompeuses. Ce qui laisse entrevoir que, la consécration de l’acte III du processus de la régionalisation avancée telle qu’il est adopté en 2015, appelle à un renouvellement de l’élite politique locale pour mieux accompagner les régions et les villes, réceptacles par excellence de la territorialisation des politiques publiques.

Il n’est pas à rappeler que les pays, ayant réussi un saut qualitatif au niveau des indicateurs de développement, ont d’abord mis en place les conditions nécessaires (démocratie locale, décentralisation, bonne gouvernance, secteur privé performant, etc.) d’un système urbain local créateur de la richesse. Le reste n’est qu’une arithmétique de distribution des richesses sur l’ensemble des territoires dans un cadre de solidarité, d’intercommunalité et de complémentarité.

En guise de conclusion, l’introduction du projet d’aménagement de la vallée de Bouregreg pour un financement à l’international sous l’égide de l’Union pour la Méditerranée constitue encore une fois une troisième voie pour mener à bon port ce mégaprojet dont les retombées socio-économiques dépassent largement l’aire métropolitaine de Rabat-Salé

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