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La communication digitale comme support de la campagne électorale des candidats et partis politiques : une nouveauté dans la communication politique au Maroc mais aussi beaucoup de dérives

La communication digitale comme support de la campagne électorale des candidats et partis politiques : une nouveauté dans la communication politique au Maroc mais aussi beaucoup de dérives

La communication digitale comme support de la campagne électorale des candidats et partis politiques : une nouveauté dans la communication politique au Maroc mais aussi beaucoup de dérives

A quelques heures de la clôture du vote du 4 septembre 2015, il importe de souligner que ces élections communales et régionales représentent une avancée, du moins sur la forme, en matière de communication politique.

Avec l’adoption de la communication digitale dans la campagne électorale, les partis politiques cherchent à rendre visible, en premier lieu leurs candidats, et ensuite leurs offres politiques pour convaincre l’électorat du scrutin du 04 septembre 2014.

Si l’utilisation en soit de la communication digitale reflète une tendance mondiale vers une communication politique 2.0 en parallèle des médias traditionnels (Radio/TV/presse écrite), convient-il toutefois, de rappeler que cette communication digitale a pris des débordements au point de nuire à l’image des candidats et leurs partis politiques. Les exemples dans ce sens sont nombreux : du tweet sexiste de l’ex. Ministre du sport et de la jeunesse en vers la Secrétaire générale du PSU, du Ministre qui fait un lien entre le site web de son département ministériel et sa page web, des listes électorales incohérentes, des banderoles et flyers dignes des classes du primaire à cause des fautes d’orthographe et de syntaxe, etc.

Quant aux plateformes de partage de vidéos comme youtube, elles renseignent sur un « discours politique » le moins que l’on puisse dire qu’il puise son jargon du dénigrement de l’autre plus que de l’offre politique.

L’invasion intensive des réseaux sociaux, notamment facebook et twitter, par les candidats/partis politiques laisse entrevoir un engouement vers les plateformes sans aucune stratégie de communication ni recours à des professionnels.

Avec cette invasion intensive des réseaux sociaux, on ne peut que jeter le doute sur le nombre d'abonnés aussi bien des partis politiques que de ceux des candidats. De celui qui dispose de 67000 abonnés comme notre ami Ex ministre de la jeunesse et des sports à celui qui en dispose de 100 abonnés, c’est tout un gouffre entre le mensonge et la réalité des statistiques.

Et ce n'est pas pour rien que la Commission Nationale sur la protection des données personnelles a adoptée le 28 août dernier une délibération invoquant qu’Il est interdit d’utiliser des fichiers de nature publique ou privée constitués à l’origine pour une finalité différente de celle de la communication politique. Il est également interdit d’utiliser les données rendues publiques par les personnes, sans l’accord préalable des personnes concernées. Ou sommes-nous de cette motion délibératoire de la haute commission nationale de la protection des données ?

Il ressort de ces 10 jours de campagne que la professionnalisation de la communication politique axée sur le digital est loin d’être acquise. Elle ne s’improvise pas, et doit faire appel à des professionnels en stratégies de communication web. D’ailleurs sur les réseaux sociaux, circulent des images/vidéos qui reflètent bel et bien le manque du professionnalisme voire des erreurs d’ordres stratégiques en matière de communication politique.

Sous d’autres cieux, une campagne électorale entachée d’erreur en matière de communication politique peut facilement faire basculer les résultats lors des élections, peu importe leur dimension, présidentielles/législatives/communales.

Mostafa KHEIREDDINE

Diplômé en systèmes d’information et de communication

Université du Québec à Montréal

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C
La communication digitale peut bel et bien être utilisé à de nombreuses fins si confiée à de vrais professionnels qui garantissent la fiabilité, la performance et la sécurité de leurs services.
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M
Vous avez tout à fait raison, seuls des professionnels en la matière qui sont capables de mener à bon port des projets de ce genre. Sinon ca serai du bricolage.
B
Ces informations sont relativement complètes et à la fois intéressantes.<br /> Toutefois, il faut beaucoup miser aussi sur la qualité et la pertinence des backlinks du site partenaire et non seulement de l'emplacement ou du niveau d'optimisation de l'ancrage.<br /> Pour ma part, j'évalue à chaque les données du trust flow (quantité de backilnks vers le site) et le trust flow (la pertinence des liens) en analysant le rapport entre ces 02 données.<br /> Par ailleurs, les données primaires du trafic via semrush, les mots clés auxquels le site apparait et surtout du fréquence d’indexation du site sur Google. On peut faire ds analyses plus poussés pour dire qu'un backlink vaut vraiment mais avec ces données, on peut déjà se faire une idée. Après le niveau d'optimisation de l'ancrage entre en jeu.<br /> <br /> Merci.<br /> May
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M
Merci pour les conseils<br /> Jet trouve for intéressant ces concepts de la pertinence des backlinks.<br /> Cordialement<br /> Mostafa