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L’extra-time d’un mandat, porte ouverte à tous les dérapages de BAN KI-MON

L’extra-time d’un mandat, porte ouverte à tous les dérapages de BAN KI-MON

Pour le Maroc, les propos du SG de l’ONU « sont inappropriés politiquement, inédits dans les annales de ses prédécesseurs et contraires aux résolutions du conseil de sécurité » Ces mots résument les dérives du SG de l’ONU, et qui ne sont que le cumul de deux grands bourdes, le maintien de Mr ROSS comme médiateur nonobstant que le Maroc a fait part de son impartialité en 2012, et la tentative avortée de l’introduction des droits de l’homme dans la mission de la minuro en 2014.

La présente contribution a pour objet de s’arrêter sur les dérapages du SG de l’ONU en marge de sa visite dans la région à partir de deux clés d’entrée : quelles sont les raisons d’une telle sortie ? et quelle diplomatie doit-il entreprendre le Maroc à la lumière des dérives du fonctionnaire de la plus haute instance de la paix (ONU)?

(1)Propos inappropriés politiquement et inédits dans les annales de l’ONU,

Il importe de rappeler que le SG de l’ONU est tenu, de par sa fonction, par la neutralité, l’objectivité et la transparence, principes connus de tous comme règles de l’intermédiation dans la charte des Nations Unions (article 33).

Dés lors, tout marocain qu’il soit acteur politique, économique ou simple citoyen ne peut que dénoncer ces propos loin de l’impartialité qu’exige l’ONU chez ses employés. L’histoire retient, que jamais dans ce conflit artificiel entretenu par notre voisin de l’Est, un SG de l’ONU n’est allé puiser dans un jargon loin des règles diplomatiques. Pour dire que Mr KI-MON a faillit aux principes fondateurs de l’intermédiation notamment la neutralité et la transparence.

Piliers de la diplomatie internationale, ces principes doivent être rappelés au SG de l’ONU, si ce n’est par ses proches collaborateurs, ils le seront par 34 millions de marocains, pour lesquels, la marocanité du Sahara est une cause nationale intransgressible.

(2)Pour une diplomatie à double dosage (intelligente/agressive),

Face à ces déclarations de Ban KI-MON, le Maroc ne doit pas se limiter à dénoncer via des communiqués, au contraire, le Maroc, à mon humble avis, a tout intérêt à mettre en place une stratégie diplomatique résolument axée sur l’intelligence et l’agressivité. Car, le temps de la diplomatie de courtoisie et de bienséance est bel et bien révolu.

Pour cela, deux trajectoires préfigurent cette diplomatie à double dosage, une première renvoie à la capitalisation sur les success-stories, et je tiens ici à rappeler la contre-offensive du Maroc contre le gouvernement suédois, lorsqu’il a voulu introduire une motion au parlement contre l’intérêt de notre cause nationale.

Aussi, la présence des marocains à l’international est de nos jours incontournable pour plaider pour les différentes causes de notre pays qu’elles soient politique, économique, ou sociétale. Pour des raisons linguistiques, mais aussi politiques, le taux de pénétration des marocains dans le système onusien est faible. Ayant vécu plusieurs expériences de missions d’échanges techniques en Amérique du Nord ou centrale, Europe, Asie, quelle fut ma surprise de constater une faible présence des marocains dans les instances internationales.

S’agissant de la deuxième trajectoire, elle doit faire prévaloir une diplomatie agressive, orientée principalement vers le voisin de l’Est, mais également adressée à ces pays qui contrarient la cause nationale pour des raisons superflues.

Faisant du conflit artificiel du Sahara marocain une substance anesthésiante pour son peuple, le gouvernement algérien, et vu l’état de santé de son eco-système politiquement malade, économiquement sclérosé et socialement pétrifié, ne peut respirer que dans cet espace réduit du conflit.

Dés lors, notre diplomatie politique, économique et parallèle a tout intérêt à faire preuve d’imagination et de créativité pour un plaidoyer agressif pour la première cause nationale, pour contrer les dérives du fonctionnaire de la plus haute instance de la paix (ONU), mais surtout de s’inscrire dans une logique de veille diplomatique.

Mostafa KHEIREDDINE

Chercheur en sciences de la ville

Urbaniste Senior

Université de Montréal

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